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Les espaces verts pour prévenir des désastres


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Les espaces verts sont une ressource incroyable pour faire de l’activité physique. Ils nous permettent de bouger tout en profitant de l’air frais, de la beauté des paysages et d’espaces de socialisation. Comme le disait Frederick Law Olmsted, grand architecte paysagiste américain concepteur des parcs urbains de Central Park à New York et du Mont-Royal à Montréal, une des fonctions des parcs est de démocratiser l’accès à la nature. Alors que les parcs étaient privés autrefois, souvent des terrains très convoités de verdure en ville, leur ouverture au public ouvre de belles possibilités.

 

Les parcs ont aussi d’importantes fonctions écologiques. Dans le cas des espaces verts qui entourent les cours d’eau, il s’agit de zones d'absorption des dommages lors d’une hausse des niveaux d’eau. En effet, et évitant de construire trop près des rivages, on limite les effets des inondations, à la fonte des neiges au printemps, par exemple. Il faut aussi, bien entendu, que l’inclinaison du terrain soit suffisante. Ces terres des berges servent aussi à absorber les polluants lors des débordements des cours d’eau. Nous le savons tous, ces terrains sont appréciés et désirables, mais il faut rester prudent. Lorsqu’on permet aux gens de construire très près des cours d’eau, ça a un impact économique, mais aussi environnemental : lors des débordements, il y a tous les déchets créés, et tous les objets achetés pour les remplacer.

 

La solution la plus économique, c’est d’investir dans des espaces verts fonctionnels, où l’on observe les conséquences des événements naturels, comme l’écoulement des fortes pluies, et où l’on construit en conséquence. Un bon exemple est celui de Johnson au Kansas : au lieu d’un projet de contrôle des eaux de ruissellement de 120 millions de dollars, c’est un projet de 600 000$ de parcs pour l’écoulement de l’eau qui a été financé en 1990. Au lieu de réparer les infrastructures coûteuses lorsqu’il y a des inondations, mieux vaut créer des installations qui survivent aux événements climatiques imprévisibles. Ou qui nécessitent un minimum d’intervention à posteriori.

 

Arrêtons de nous battre contre la nature, de la repousser pour prendre possession du territoire. Trouvons comment cohabiter et comment utiliser les grandes forces de cette nature qui nous entoure à notre avantage, et au sien!