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La responsabilité des leaders sportifs


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La crise du climat nous concerne tous. Individus et organisations, tout le monde a un rôle à jouer. Et qui est mieux placé pour mener le mouvement, dans le monde du sport, que le Comité International Olympique? En tant que modèle pour toutes les fédérations sportives de la planète, le CIO veut utiliser son pouvoir d’influence pour le bien. D’autres grandes organisations, par exemple Roland Garros, veulent aussi faire une différence.

 

Le sport n’est pas épargné par les bouleversements climatiques. Les froids extrêmes et la raréfaction de la neige impactent les sports d’hiver; le réchauffement des eaux et la météo imprévisible influencent négativement la pratique de sports d’été. On ne peut donc pas se mettre la tête dans le sable : le milieu sportif doit s’attaquer à la cause de tous ces changements.

 

Au coeur même des activités sportives, des changements peuvent être effectués. Les événements d’envergure sont généralement très polluants. Pensez-y : vente de boissons et de nourriture dans des contenants jetables, tri de déchets déficient, électricité nécessaire à l’éclairage, chauffage ou climatisation, selon les besoins du sport pratiqué. Il y a aussi le transport des spectateurs, en véhicules motorisés bien souvent. Et les organisations elles-mêmes sont souvent très polluantes, fournissant aux sportifs des bouteilles d’eau jetables.

 

La championne britannique de voile Hannah Mills a lancé le Big Plastic Pledge suite aux jeux olympiques de Rio de Janeiro. Son but? Réduire la quantité de plastique qui est rejeté dans la nature. Nous ne savons pas encore toutes les mesures que prendront les comités organisateurs des prochains jeux olympiques et des autres événements sportifs d’importance. Le Comité International Olympique a rejoint l’initiative ‘Océans propres’ de l’ONU Environnement en juin 2018, et a entraîné à sa suite onze Fédérations Internationales de sport, quatre Comités Nationaux Olympiques et trois partenaires économiques. D’autres initiatives ont attiré la participation de plus d’organisations encore.

 

Le vague est lancée, mais il ne faut pas abandonner. Et en tant qu’individus ou organisations, il faut continuer à faire pression et à faire, de notre côté, tous les efforts qui sont en notre pouvoir.